dimanche 31 août 2008

Au vent et soleil

Le vent soulève ta robe légère qui s'envole vers l'azur du ciel comme mille oiseaux s'esquivant de leur vie terrestre. Tu ne t'empresses pas pour autant de rabattre ton habit, peut être sens-tu mon regard envoûté admirer avec insistance ta culotte trop étroite pour voiler tes sublimes fesses. A moins que tu ne te délectes des caresses de ce souffle qui explore à l'aide de ses mains irréelles le haut de tes cuisses. Sait-il quel privilège il a de pouvoir s'engouffrer, outre ta permission, entre tes jambes, chatouiller l'antre de ton être et jouir à volonté et sans envie de ton corps si mûr.Le soleil quant à lui n'a de cesse de surveiller le devant de ta robe qui évoque ce lieu où le fleuve, devenu adulte, s'unit pour l'éternité à l'immensité de l'océan. Mes yeux indiscrets ne peuvent se détourner de tes divines rondeurs espérant que tu remarques enfin leur flagrante obsession. Mais l'attente est vaine car l'astre de la vie cache à ta vue de son aura éblouissante ma furtive présence. Seuls ses rayons de lumière assistent à satiété et sans intérêt au spectacle de tes seins qui, sans la moindre retenue, se meuvent au rythme de tes pas, cette marche qui t'éloigne de moi.