-A…euh…au père noël ma chérie…
-Tu lui écris quoi ?
-Euh…rien…enfin si plein de choses…mais c’est un secret !
-Tu peux me le dire je le répèterai pas, murmura Léa en s’approchant de sa mère.
-Plus tard ma chérie. Christina se leva et pris sa fille dans ses bras. Et toi, tu l’as faite ta lettre ?
-Oui.
-Tu me la donneras que je la poste. Noël c’est dans 10 jours.
-Pas la peine maman je lui ai déjà donné.
-Donné ? Mais à qui ?
-D’après toi ? Il m’avait demandé de lui laisser sur ma table de nuit quand elle serait prête.
Christina était perplexe.
-Et quand t’as t il dit cela ?
-Je sais plus…
-Mais tu l’as vu ?
-Non, il faisait noir mais je l’ai entendu me parler. Je crois qu’il m’aime bien mon papa noël.
-Léa ! Je t’ai déjà répété cent fois qu’on ne disait pas papa noël mais père noël !
-Mais c’est pareil, père ou papa ça veut dire la même chose.
-Oui mais c’est différent avec lui. Ce n’est pas exclusivement le tiens !!!
-Si ! Il me l’a dit ! répliqua Léa fièrement.
-Bon, soupira Christina, je n’insiste pas. Est-ce que tu t’aies lavé les dents ?
-Oui. Et j’ai même mis mon pyjama. Tu l’avais pas vu ?
-Si bien sûr…Christina reposa sa fille. Excuse moi ma chérie mais j’ai la tête ailleurs…Par contre la tienne elle devra déjà être couchée sur l’oreiller. Allez hop ! Au lit. Il est presque 21 h.
-Mais c’est les vacances !
-Vacances ou pas c’est la même chose. Au lit ! Christina accompagna sa fille jusqu’à sa chambre. Cette dernière se glissa entre ses couvertures tandis que sa mère allumait la lampe de chevet.
-Je t’aime maman.
Christina releva une mèche de cheveux pour déposer un baiser sur le front de ce petit visage qui la regardait si tendrement.
-Moi aussi je t’aime ma chérie.
-Tu crois que j’aurais un petit frère bientôt ?
-Je ne sais pas, je ne crois pas.
-Moi j’aimerai…Mais faudrait que papa revienne. Tu sais quand il reviendra pour toujours papa ?
-Je ne sais pas, je n’ai pas trop de nouvelles. Christina était embarrassée. Sa fille était encore trop jeune pour comprendre. Dors ma belle, ajouta t elle. Puis elle éteignit la lumière et sortit.
Léa fixa le plafond de sa chambre. Une myriade de points lumineux s’éveilla alors de plusieurs endroits. Fées, lutins et étoiles ouvraient un à un leurs yeux jaunes pâles tandis que leurs silhouettes phosphorescentes grandissaient au fur et à mesure que les pupilles de Léa s’habituaient à l’obscurité. En quelques instants la chambre scintilla silencieusement, ainsi peuplée de petits êtres inanimés gardiens du sommeil de leur protégée.
Dans le salon tout proche Christina s’était remis à sa tâche. Quelques larmes lui brûlèrent de nouveau les yeux alors qu’elle relisait les mots qu’elle avait griffonné quelques minutes auparavant.
( à suivre...)